BDSM : le contrat de soumission

Posé sur le papier ou tout simplement moral et sans aucune valeur juridique, le contrat BDSM entre le maître et son esclave reste un élément primordial dans ce rapport de domination. Il va bien sûr fixer limites et barrières et définir la nature même de la relation entre le dominant et le dominé. Le contrat est bien le top départ de cette relation, le jeu va pouvoir débuter…

Un contrat, Pourquoi ?

Nous pourrions nous demander pourquoi les parties établissent ainsi un contrat. Dominant et dominé ne voient pas toujours les choses sous le même angle, le contrat va permettre de clarifier les choses pour fixer droits et devoirs et assez précisément.

La rédaction de ce contrat n’est pas à prendre à la légère, c’est bien toute la relation qui pourrait en pâtir s’il était bâclé. Il est fort logique que les deux parties y trouvent leur compte, nous sommes sur du donnant-donnant, respect de la personne soumise et pas d’excès, un espace de liberté suffisant pour le dominant.

Plusieurs critères sont à définir lors de la mise forme du contrat :

Le dominé

Il sera précisé la conduite que le soumis devra suivre, comportement, respect, verbe, look, ainsi que des détails sur sa présentation physique et intime.

Les lieux réservés aux sessions

Tout dépendra du degré de la relation, un couple choisira la chambre commune, l’hôtel, d’autres définiront un endroit précis pour les jeux, il sera également précisé si l’action peut se poursuivre à l’extérieur.

Les désirs, le but…

C’est en une liste des opérations qui égrène les différents actes qui pourront se produire, définissant les différentes étapes du jeu de soumission, les actes que devra exécuter le soumis, la façon dont il se comportera et les différents accessoires qu’il devra accepter et porter.

Il est important également de définir le but des séances, nous sommes ici dans le domaine réservé au maître qui aura toujours dans le viseur l’amélioration de son élève via une éducation stricte et l’apprentissage des règles de soumission pour un perfectionnement constant.

La façon d’aborder le plaisir est un élément très important de ce contrat, il va s’agir pour le coup de fixer les limites du plaisir à atteindre, orgasmes ou non et si oui dans quelles circonstances, masturbation, chasteté, tout ce qui touche au plaisir devra être ici énuméré.

Les limites devront être également fixées

La liberté d’expression se doit d’être clarifiée, le maître définira la bulle réservée sur ce domaine à la personne soumise. Un autre point très important concerne « le Safe-Word », un mot, une expression que le soumis aura le droit de prononcer quand il décrétera la fin du jeu.

Il est primordial également de donner des limites à la douleur en précisant son degré maximal, il est possible également de définir des zones corporelles qui ne pourront pas être sollicitées lors des sessions.

La durée des séances doit être également définie ainsi que les temps de repos entre les sessions en précisant l’attitude et les servitudes que le soumis devra respecter durant ces pauses.

Il est nécessaire également de clarifier le domaine des punitions, c’est-à-dire à quels moments elles seront imposées et quelles formes elles auront et cela toujours dans la lignée des limites établies.

Pour plus de véracité, établir le contrat comme s’il avait une valeur, se pencher et opter pour un style plus ou moins juridique, bref tous les éléments que comporte un véritable contrat.

Certes certains trouveront que le contrat de soumission n’est pas approprié à la pratique, il est certain que celui-ci place quelques barrières et entraves qui pourraient gêner et compromettre la spontanéité dans le jeu. N’oublions pas son rôle premier tout de même, la protection de la personne soumise contre les égarements et exagérations de son maître.

Enfin, le contrat va offrir étonnamment une liberté plus importante pour les partenaires au sein des jeux, il est certain que la liberté découle du fait d’opter pour la soumission et que l’abandon de soi est boosté quand les limites sont fixées.